Les facteurs qui favorisent une grossesse gémellaire
Mais comment est-ce possible d’abord ? D’après les scientifiques, les facteurs explicatifs sont multiples. Enfin, tout dépend s’il s’agit de vrais ou faux jumeaux. Pour les vrais jumeaux –issus d’un seul œuf divisé en 2 – le mystère reste entier… La proportion de jumeaux monozygotes reste stable : 3 naissances pour 1000 enfants, et ce depuis que le monde est monde, et quels que soient les pays… Malgré tout, il semblerait qu’avoir un enfant très tôt (avant 18 ans) ou très tard (après 40) soit un facteur de risque… ou de chance, à vous de voir !
S’il s’agit de dizygotes, on a plus d’explications. Les « faux jumeaux » sont le résultat de deux œufs fécondés par deux spermatozoïdes. Là aussi, l’âge de la mère compte : à 20 ans, on a naturellement 5,8 chances pour 1000 d’avoir des jumeaux, contre 13 pour 1000 après 35 ans. Comme si Dame Nature mettait les bouchées doubles pour assurer malgré tout la reproduction de l’espèce !
Autre facteur : les stimulations ovariennes et autres procréations médicalement assistées. Quand on stimule par un médicament sa production d’ovules, une femme a forcément plus de probabilité (25% précisément) d’avoir 2 ovules fécondés en même temps ! Et dans le cas d’une fécondation in vitro, on sait que plusieurs œufs fécondés sont réintroduits, avec des jumeaux voire des triplés à la clé ! Néanmoins, la part des naissances triples s’est stabilisée ces dernières années, avec la diminution du nombre d’embryons implantés, ainsi qu’avec la réduction embryonnaire proposée aux parents.
Quant au facteur héréditaire pour les grossesses gémellaire, il existe bel et bien. Mais il se transmet seulement par les femmes, puisqu’il s’agit d’une prédisposition à émettre plusieurs ovules qui pourraient être fécondés en même temps. Donc ça ne vaut que pour les faux jumeaux, si vous avez bien suivi !