Un moment privilégié avec chacun des jumeaux
L’histoire Cécile et Aurélie, jumelle est tout à fait significative des difficultés que les jumeaux et les jumelles ont à affronter dans leur famille, à l’école dans la vie sociale: alors qu’elles avaient gagné exaequo une épreuve sportive, on voulait leur donner une seule médaille à partager.
Dans une famille, la tendance est grande de dire " les jumelles " au lieu de Marie et Francine. Pareil aussi bien sûr pour les garçons jumeaux.
On s’extasie d’une part sur le fait qu’ils ont les mêmes et c’est vrai. On a d’autre part beaucoup de difficultés à les distinguer, surtout quand on ne les a pas vu depuis un moment. Pourtant ils, elles sont chacun un enfant, une personne unique. Comment cet enfant unique pourrait-il se sentir suffisamment aimé lorsqu’il n’est considéré le plus souvent que comme un groupe de deux et rarement pour lui-même, uniquement, précieusement ?
Certes, le bon sens et les nécessités conduisent souvent les parents par exemple à appeler à table " les jumeaux " comme ils pourraient dire " les enfants " lorsqu’ils en ont plusieurs. Mais dire " bonjour les jumelles ", " bonsoir les jumeaux ", c’est certainement un manque d’attention à la personne, et crée des manques affectifs.
Un conseil : que le père et la mère essaient d’avoir régulièrement avec chacun des jumeaux un moment privilégié où l’enfant est seul avec son papa ou sa maman. Seul pour lui pour un temps. Alors le jumeau, la jumelle pourra éprouver le bonheur d’être accueilli, reconnu comme une personne unique au monde. Ce qu’il est.
Et appelez-les chaque fois que c’est possible par leur prénom.