Les vrais jumeaux... un mystère!
Les corrélations sont beaucoup plus impressionnantes chez les vrais jumeaux et on cite des quantités d'anecdotes étonnantes à leur propos.
C'est ainsi que l'apparition des premières dents est pratiquement simultanée chez les monozygotes alors qu'elle peut être très décalée chez les hétérozygotes.
L'âge des premières règles chez les filles accuse un coefficient de corrélation de 0,92 chez les vraies jumelles alors qu'il ne dépasse pas 0,66 chez les fausses.
Sur le plan pathologique, il est bien évident que toute anomalie génétique est présente de la même façon chez les jumeaux vrais. C'est le cas, par exemple, du daltonisme, de l'hémophilie, de l'albinisme, de la maladie de Parkingson, par exemple.
Mais il est plus surprenant de constater chez eux des profils pathologiques très parallèles pour des affections non génétiques. Même au regard de pathologies microbiennes, on constate une similitude bien plus importante qu'entre de faux jumeaux.
Pour illustrer cette similitude des profils pathologiques, on cite le cas bien connu des frères Mowforth qui, à 70 ans, moururent le même jour à quelques heures d'intervalle d'un infarctus du myocarde en deux lieux fort distants l'un de l'autre.