Effet de couple chez les jumeaux
De nombreuses études psychologiques ont été menées sur les jumeaux aussi bien chez les monozygotes que les dizygotes. De véritables cobayes pour les généticiens et les sociologues. Ce ressenti chez les jumeaux altère parfois la véracité des résultats obtenus car ils peuvent sciemment se jouer des chercheurs et endosser un rôle.
Néanmoins, René Zazzo, sociologue de renom, s'est intéressé à leur cas et a émis de nombreuses hypothèses dans la construction de la personnalité gémellaire et leur lien affectif. En comparant le comportement des vrais jumeaux entre eux et des faux jumeaux, il constate qu'il existe une relation de couple mais qu'il ne qualifie pas d'inhérent à leur gémellité mais propre à tout individu au cours de sa vie : relation enfant-mère, couple d'amis, couple dans le travail.
Chaque personne se construit en grandissant à travers les yeux des gens qui l'entourent. La différence pour les jumeaux réside dans le fait que leur construction psychologique s'effectue en même temps et qu'ils s'utilisent comme premier référent. Cela explique le caractère parfois fusionnel du lien gémellaire synonyme de grande affection entre les deux individus. Cette affection conduit généralement à une grande complémentarité de caractère chez les jumeaux. Parfois l'un s'avère plus entreprenant ou extraverti que l'autre et on le qualifie à tort de lien dominant / dominé.
Ce constat s'observe le plus souvent chez des jumeaux dizygotes de sexe différent où la fille s'affirme comme une meneuse.