Le lien gémellaire des jumeaux
Les premières questions à résoudre est de savoir si ce lien qui unit les jumeaux est plus fort que celui qui unit de simples frères et sœurs. Les parents ne sont pas neutres face à la construction du lien gémellaire. Cette relation privilégiée entre deux enfants ne se construit pas toute seule de façon inéluctable. Certains parents idéalisent le couple gémellaire au point de s’effacer devant lui, la relation parent-enfants devint secondaire en face de l’importance de la relation entre les jumeaux.
- Lors de la période scolaire
Lors de cette période se pose le problème de la séparation éventuelle des deux jumeaux. Les parents de jumeaux se trouvent de nouveau pris dans un paradoxe éducatif : séparer les jumeaux, c’est peut-être les faire souffrir. Les parents s’en trouvent culpabilisés. En même temps, ne pas les séparer, c’est priver chacun d’eux d’une chance d’expression individuelle. Dans l’état actuel des connaissances, la question de la séparation des jumeaux à l’école doit être posée au cas par cas.
- Les frères ennemis
Ce phénomène a été décrit par René Zazzo sous le nom de syndrome de Rebecca, en se référant aux jumeaux de la Bible. Jacob et Esaü.
- Dominant et dominé
Cette notion est largement passée dans l’esprit des parents et des éducateurs. N’est-elle pas l’expression de la différence entre deux individus ? Le couple gémellaire fonctionne non pas sur un modèle hiérarchique, mais avec une spécialisation des jumeaux, l’un étant un peu « le ministre de l’Intérieur », les spécialiste des affaires du couple, alors que l’autre apparaît comme « le ministre des Affaires étrangères », spécialiste de la parole et de la communication. Lorsque les jumeaux sont de sexe différent, leur complémentarité paraît naturelle. Mais paradoxalement, c’est le plus souvent la fille qui est considérée comme dominante.