Statistiques des naissances de multiples en France de 1998 à 2004
(source INSEE)
Si le nombre de grossesse multiple a "explosé" dans les années 1980-90 c’est essentiellement dû aux traitements contre l’infertilité du couple. Nous constatons cependant depuis 2001 une stabilisation du taux de grossesses multiples à 1,.5 %. La meilleure gestion des traitements contre l’infertilité, en particulier par la limitation du nombre d’embryons réimplantés lors des FIV (fécondation in vitro), a réduit le nombre de grossesse multiples en particulier le taux de grossesse multiple de haut rang (c’est-à-dire supérieur à deux enfants).
Autre facteur d’augmentation des grossesses multiples : l’âge de la mère. En effet, l’allongement de l’âge maternel (26,5 ans en 1977 contre 29,4 ans en 2001) expliquerait un tiers à un quart des cas de grossesses multiples. Le risque d’une grossesse multiple naturelle est de 5,8 °/°° à 20 ans contre 13°/°° entre 35-39 ans soit un risque multiplié par 2,2.
En cas de PMA (procréation médicale assistée), un couple possède 25% de chances d’avoir des jumeaux (contre 1,6% naturellement) et 2,5% d’avoir des triplés (contre 0,03 % naturellement). [données Fivnat]
65 % des mères ayant recours aux techniques de PMA ont plus de 35 ans.
25% des grossesses triples sont spontanées (sans avoir suivi de traitement), 30% sont dues à des fécondation in vitro et 45% sont le fruit de l’induction de l’ovulation.
Les jumeaux monozygotes (issus d’un seul et même œuf appelés communément "vrais jumeaux") représentent environ un tiers des grossesses gémellaires et les dizygotes (issus de deux œufs différents appelées communément "faux jumeaux") près de deux tiers.
En ce qui concerne les triplés, les naissances monozygotes (un seul œuf) sont excessivement rares. Environ un tiers des grossesses triples comporteront deux jumeaux monozygotes et un singulier (deux œufs ont été fécondés et l’un s’est scindé en deux); et deux tiers des grossesses seront trizygotes (issues de trois œufs).