Généralités sur la gemellité
On estime, en 2006, à environ 2 millions le nombre de jumeaux en France. Selon le ministère de la Santé, en 2001, près de 2 % des grossesses étaient gémellaires. D'après l'INSEE, en 2000, 15,3 accouchements pour 1 000 étaient une naissance multiple.
Un chiffre élevé qu'on n'avait pas observé au XXe siècle. Ainsi, selon l'INED, entre 1972 et 1998, le taux de naissances gémellaires a augmenté de 65 %. Cette très forte augmentation serait due, pour un quart, à l'élévation de l'âge maternel, et, pour moitié, aux techniques d'assistance médicale à la procréation.
Les jumeaux dizygotes, dits "faux jumeaux", sont issus de deux ovules fécondés par deux spermatozoïdes. Ils n'ont pas le même patrimoine génétique. A l'inverse, les jumeaux monozygotes, dits "vrais jumeaux", sont issus d'un seul ovule fécondé par un seul spermatozoïde et ont le même patrimoine génétique. Ils ne représentent qu'un tiers de l'ensemble des jumeaux.
Les travaux de René Zazzo (1910-1995), psychologue spécialiste des jumeaux, ont apporté un nouveau regard sur les interactions entre hérédité et environnement dans la construction de la personnalité. Pour lui : "On devient jumeau sous le regard d'autrui". Il semble donc nécessaire que la mère individualise les enfants en établissant des relations particulières avec chacun. Et il est toujours préférable d'appeler chaque enfant jumeau par son prénom et d'éviter "les jumeaux" ou "les jumelles".