Des besoins en iode avant et pendant la grossesse
Environ 12 à 25 % des femmes ont des apports en iode en dessous des recommandations faites par l'Organisation Mondiale pour la santé. Cela peut se traduire par des problèmes thyroïdiens, avec notamment le développement d'un petit goitre. Chez les femmes enceintes, la carence en iode provoque des retards dans le développement intellectuel du bébé. Les cas les plus graves ont heureusement disparu : les nouveau-nés souffraient de crétinisme, une atteinte cérébrale irréversible proche de la débilité mentale.
Les besoins en iode augmentent pendant la grossesse : ils passent de 150 à 200 microgrammes par jour. Les fruits de mer (huîtres, moules) concentrent de fortes quantités d'iode. Par exemple, 150 g d'huîtres couvrent la totalité des besoins journaliers d'une femme enceinte. L'iode se niche également dans des produits beaucoup plus courants. Ainsi le lait, les yaourts et les oeufs constituent une excellente source. Comme l'iode favorise la croissance, il est utilisé sous forme de complément nutritionnel par les éleveurs de poules et de vaches, ce qui explique qu'on le retrouve dans les aliments issus de ces animaux. Concernant les laits bio, la teneur en iode est plus faible car le recours aux compléments nutritionnels est normalement restreint voir supprimé dans ce type d'agriculture. Cependant tous les matériels de traite sont désinfectés à l'iode, ce qui permet aux lait bio de contribuer légèrement aux apports en iode. Enfin l'usage de sels de table enrichis en iode permet de compléter les apports.
Alors futures mamans, n'oubliez pas : si un bébé est prévu, adaptez vos menus !